Politique

Rattachement Loire-Atlantique à la Bretagne : On vous dit tout !

D’après Pierre-Yves Le Rhun, depuis la prise de majorité du Parti socialiste au conseil régional des Pays de la Loire en 2004, la région a cessé de soutenir le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne.

À la paix, Nantes reviendra à la Bretagne si les provinces sont reconstituées à ce moment-là »[ 120].

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Par ailleurs, les partisans du rattachement ne manquent pas de rappeler que, selon eux, le découpage régional est un héritage du gouvernement de Vichy[ 29]. En Loire-Atlantique, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, s’oppose à la réunification.

Les industriels commercialisant les galettes Saint-Michel, dont le siège historique est à Saint-Michel-Chef-Chef, ont cessé de communiquer sur les origines bretonnes de leurs produits, n’adhèrent pas à Produit en Bretagne, et font mettre le logo de la région des Pays de la Loire sur les emballages[ 147]. Au printemps 2013 s’est constitué le Comité Anne de Bretagne dans le but d’organiser le 500e anniversaire de la mort d’Anne de Bretagne[ 100]. Et tant qu’à faire, une date limite a été fixée : le 1er mars 2019. Bretagne.

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Pour redessiner la carte des régions, on s’en souvient, François Hollande avait procédé en catimini et suivi une règle grossière : des fusions “région par région”.

@bretagnereunie.

C’est une position qu’on retrouve chez des présidents de la région Pays de la Loire, de droite ou de gauche.

    Dans ses démarches prudentes en faveur d’un rapprochement avec la région Bretagne, le conseil général de la Loire-Atlantique ne perd pas ce problème de vue, et selon Dominique Luneau et Martine Valo n’est pas prêt à des concessions qui remettraient en cause le statut de capitale de Nantes[ 39].

    La Loire-Atlantique bretonne? Le "non mais" des élus

    En 1938, Finistère Sud et Morbihan sont distraits de la région de Nantes et attribués à celle de Rennes, suscitant les protestations de la Chambre de commerce de Nantes, appuyée par celles de Quimper et Lorient[ 111]. Y aura-t-il une tentation de remplacer les signatures par les pavés. Au tournant de l’an mille, « la Bretagne historique s’est fixée » : elle conservera les mêmes limites jusqu’à la Révolution française[ 104]. Elle relève par ailleurs de nombreux cas de « discrimination des Bretons de Loire-Atlantique » , et dénonce un processus de « débretonnisation » du département. Le conseil municipal de Loire-Atlantique adopte un vœu le 22 juin 2001 « Pour la reconnaissance institutionnelle de l’identité bretonne en Loire-Atlantique » afin d’obtenir l’ouverture d’un débat public. Sur les autres projets Wikimedia :. Depuis lors, le conseil général de la Loire-Atlantique et le conseil régional de Bretagne ont institué une commission mixte composée d’élus des deux collectivités pour mener à bien des programmes d’échanges et de coopération[ 90].

    Le socialiste Jacques Auxiette milite lui aussi beaucoup contre ce rattachement, disant « se méfie[r] de la notion d’identité » et souhaiter « des coopérations régionales renforcées »[ 80]. Aussi le seuil a-t-il été relevé à la majorité des deux-tiers.

    Autant dire que, dans le cas d’espèce, il n’y a aucune chance de voir le droit d’option s’appliquer.

    Le conseil départemental de Loire-atlantique a voté lundi contre le rattachement du département à la Bretagne , une question récemment soulevée par une pétition. Réunification. A ses yeux, “il ne faut pas opposer démocratie représentative et démocratie participative”. Les années 1970 voient la naissance de deux associations très actives militant pour le retour à la Bretagne de la Loire-Atlantique, B5 (raccourci de « Bretagne 5 départements ») puis le Comité pour l’unité administrative de la Bretagne (généralement désigné sous son sigle CUAB)[ 49]. Quand il s’agit de comprendre pourquoi le décret de juin 1941 est venu s’interposer dans les travaux de la commission des provinces, M.

    Il n’y a pas débat sur ce point : l’un des monuments les plus visités de Nantes est le château des Ducs de. Pour l’envoi de vos identifiants.

    Mais je pense que si l’on commence à tirer un fil, on va mettre toute la tapisserie par terre »[ 156].

    La Loire-Atlantique bretonne? Le "non mais" des élus

    Les soutiens se font aussi de la part d’universitaires (le sociologue et spécialiste de culture bretonne Ronan Le Coadic, le géographe Jean Ollivro), des journalistes ou écrivains (Erwan Chartier, Pierre Péan, Mikael Bodlore-Penlaez, Dan Ar Wern, Yann Queffélec, Irène Frain[ 101].

    D’après un courrier qu’il a rédigé en 2014, François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, est favorable à la réunification[ 67]. François de Rugy indique en 2017 qu’il proposera une réunification de la Bretagne selon lui logique[ 81]. La loi de décentralisation de 1982 les érigea en collectivités territoriales, et institua l’élection de leur conseil au suffrage universel direct[ 137].

    Des mouvements politiques d’horizons différents soutiennent la Bretagne à cinq départements : Emgann, l’UDB, le Parti breton, Les Verts, Les Alternatifs, la LCR, l’UDF (les élus bretons et l’UDF nationale — projet Jeunes UDF 2007 — mais pas l’UDF de la Loire-Atlantique en tant que telle), mais également le PS, l’UMP [réf. En Bretagne administrative, un nombre certain de personnalités, de droite ou de gauche, ont manifesté leur soutien au rattachement de la Loire-Atlantique : ainsi à droite René Couanau[ 61] , François Goulard[ 62] , Alain Madelin[ 63] , Pierre Méhaignerie[ 61] , Marc Le Fur[ 64] et à gauche Bernard Poignant[ 65] , Paul Molac, Gwendal Rouillard, Ronan Kerdraon, Odette Herviaux, Corinne Erhel, Annie Le Houérou, Jean-Jacques Urvoas, Jean-Luc Bleunven, Richard Ferrand, Jean-Luc Fichet, Viviane Le Dissez, Jacky Le Menn, Yannick Botrel, Isabelle Thomas[ 66] et Kofi Yamgnane[ 63].

    Question du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne

    les autres candidats interrogés n’ayant pas donné de réponse avant le premier tour.

    Une première initiative avortée avait déjà été prise en ce sens par l’Assemblée constituante. Très critiques quant aux projets de réunification de la Bretagne, ils estiment que le lien historique de la Bretagne et de la Loire-Atlantique est relatif, soulignant que le destin de l’estuaire de la Loire a divergé de celui de la Bretagne depuis déjà plusieurs siècles, la Basse-Loire ayant très tôt misé sur le commerce puis l’industrialisation, dans une relative indifférence au rôle politique[ 35].

    Dans les années 1970, l’opinion publique entre en jeu avec la création du Comité pour l’unité administrative de la Bretagne (CUAB) et de l’association B5, qui mobilisent 7 000 manifestants à Nantes en 1976[ 83]. Ces frontières coïncident presque exactement avec celles des départements actuels d’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique au nord de la Loire ; au sud la correspondance ne peut être qu’approximative du fait de l’existence des « marches communes », attestées à partir du XII e siècle.

    Des organismes publics comme la SNCF et des compagnies d’autobus facilitent le rapprochement inter-départements dans la région Pays de la Loire au détriment des relations avec la Bretagne, ce qui contribue aussi à éloigner les habitants de Loire Atlantique de la Bretagne administrative[ 143]. Les productions récentes de Bretagne Réunie fournissent des analyses économiques détaillées et défendent l’unité bretonne au nom des synergies dans les domaines de la mer, l’agro-alimentaire, les NTIC, les biotechnologies, la construction automobile, navale et aéronautique ainsi que la visibilité internationale de la Bretagne[ 38]. Et pour ne pas revivre la mésaventure de Notre-Dame-des-Landes – un oui suivi d’un abandon – il exige que le référendum soit “décisionnel”. Les présidents de la région Pays de la Loire ont manifesté leur hostilité à son démantèlement : à droite Olivier Guichard, ardent bâtisseur d’une identité « ligérienne »[ 78] , puis son successeur François Fillon qui déclarait en 2000 « Cette coopération (entre Bretagne et Pays-de-la-Loire) est plus prometteuse que tous les projets de redécoupage ou séparatiste. Il en existe dans une multitude de domaines particuliers :. Recevez le meilleur de L’Express sélectionné par la rédaction.

    Le conseil régional des Pays de la Loire a dans un premier temps « évincé » la question[ 84].

    Question du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne

    On a tout d’abord noté qu’il n’y a pas nécessairement sérieuse contradiction : l’exposé de la loi précise que « cette réforme se présente sous le double aspect du provisoire, en ce qui concerne la délimitation des régions, et de la durée (. Il ajoute qu’il serait « antidémocratique » de ne pas consulter les habitants des autres départements des Pays de la Loire[ 77]. Dans ce cadre, et à la suite de la réforme territoriale votée en 2014 sans concertation publique, une association “apartisane” se créée en septembre 2014 en Loire-Atlantique pour organiser des votations et recueillir l’avis des habitants. Alors, il a sorti sa botte secrète, une troisième voie en quelque sorte, en proposant un vote, mais à l’échelle. départ. Le mouvement des gilets jaunes n’a rien obtenu avant que les Champs-Elysées ne soient saccagés. Source : The Daily Breizh. Mais le problème n’est plus là. Le conseil régional de Bretagne vote un vœu similaire le 2 juillet la même année, et le renouvelle le 8 octobre 2004. La Bretagne lui offre l’occasion idéale de passer de la parole aux actes. ), et écrivant : « la Loire-Atlantique n’a plus de liens économiques avec la Bretagne et se rattache maintenant aux autres pays ligériens, Anjou et Touraine »[ 129]. Les hommes d’Église (curés, prêtres et évêque) représentant les paroisses du département de la Loire-Inférieure, maintiennent leurs liens séculaires avec l’archidiocèse de Tours qu’ils conservent fidèlement depuis le tout début du Moyen Âge. Le conseil régional de Bretagne émet depuis 1981 des vœux en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique [réf. Ce découpage est confirmé par le décret du 28 septembre 1938, qui renforce le poids de ces régions économiques ; des conseils interdépartementaux de préfecture existent aussi[ 108]. En 1972, le Conseil général de la Loire-Atlantique vote un vœu mi-figue mi-raisin se prononçant pour l’intégration du département dans une région regroupant les cinq départements bretons, mais associant aussi les départements voisins[ 140]. Ce détachement administratif ne concerne cependant que certains échelons (administratifs et autres) :.

    Une structure comme Groupama Loire-Bretagne fonctionne sur six départements car elle adjoint à la Bretagne le Maine-et-Loire.

    ), d’entrepreneur comme Jean-Pierre Le Mat. Si l’association tient tant à ce vote des citoyens, c’est que compter sur les élus pour parvenir au même résultat est quasiment peine perdue. Et, par effet domino, d’autres revendications ne manqueraient pas de voir le jour.

    En janvier 2014, TMO régions donne lui 57 % d’opinions favorables[ 55].

    Une voiture tente de forcer un barrage à Vertou.

    Paul Loret refuse de voir les choses ainsi. Le géographe Pierre Estienne allait plus loin en 1976, écrivant alors : « l’avenir régional nantais est au sud et le long de la Loire »[ 42]. Pourquoi pas. En 1790, elle est divisée, comme le reste de la France, en départements.

    En contrepoint, le point de vue économique est invoqué par les partisans d’un découpage maintenant une région centrée sur Nantes, et tient un rôle prépondérant dans leur argumentation ; ainsi Dominique Luneau et Martine Valo décrivant en 2001 l’état des forces en présence perçoivent-ils un face-à-face entre une « dimension affective et politique » et une « dimension économico-géographique »[ 39]. De nombreux musiciens de musique bretonne ont manifesté leur soutien à la réunification administrative, à travers des chansons mais aussi lors de rassemblements ; Tri Yann, Alan Stivell (dans ses discours et son œuvre, dont Hep An Naoned, Breizh ebet en 2014), Dan Ar Braz et Clarisse Lavanant (J’avais cinq enfants réunis), Gilles Servat, Gweltaz Ar Fur, Soldat Louis (Distance), Nolwenn Korbell, Dom DufF (Floc’h ar Jabadao), Pascal Lamour, André Le Meut, Gwennyn, Gweltaz Adeux, Iwan B[ 97] , Daonet, Les Ramoneurs de Menhirs et Louise Ebrel, Startijenn[ 98] , Alan Simon. Selon une réponse ministérielle, se seraient prononcés officiellement dans le cadre de la consultation organisée alors les seuls départements de l’Ille-et-Vilaine (pour souhaiter une Bretagne étendue à la Loire-Atlantique), la Loire-Atlantique (pour défendre la fusion des deux régions en une seule), le Maine-et-Loire (pour demander l’extension des Pays de la Loire à l’Indre-et-Loire et au Loir-et-Cher) et la Sarthe (pour demander son rattachement à la région Centre)[ 86].

    Refuser ce vote. Bretagne réunie pointe aussi les fortes dépenses de la région en communication pour promouvoir cette identité.

    Depuis 2008, le collectif « 44=Breizh » vise à regrouper la jeunesse bretonne qui milite pour l’unité administrative de la Bretagne[ 52].

    Si vous ne le souhaitez pas, cochez la case ci-contre. L’ampleur réelle du soutien populaire est mise en doute par les adversaires du rattachement, qui observent que certains sondages sont contradictoires et que les manifestations n’attirent qu’un public selon eux limité[ 17]. Sur le plan culturel, la toponymie bretonne du nord-ouest du département de la Loire-Atlantique est parfois évoquée[ 31].

    Toujours au XIX e siècle, la géographie enseignait l’appartenance de la Loire-Inférieure dans un ensemble baptisé « Bretagne, Vendée et Poitou » (en compagnie du Finistère, des Côtes-du-Nord, du Morbihan, de l’Ille-et-Vilaine, de la Vendée, de la Vienne et des Deux-Sèvres) [ 43]. Jusqu’à la Révolution française, le duché de Bretagne, s’il connait des régimes politiques différents (vassal de la Normandie, puis de la France et de l’Angleterre, intermède d’indépendance de facto au Moyen Âge, union avec le royaume de France après 1532), reste dans les mêmes frontières. La promotion de l’identité récente « ligérienne » est contestée par Bretagne réunie, qui y voit une tentative d’effacer l’identité bretonne en Loire-Atlantique[ 142]. Mais, alors même que les travaux de la commission ne sont pas terminés, le 30 juin 1941, un décret d’application de la loi du 19 avril sur l’institution des préfets de région est publié : il institue une région de Rennes, composée de quatre départements, et une région d’Angers à laquelle est rattachée la Loire-Inférieure[ 116] , et composée de ce département, du Maine-et-Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la partie occupée de l’Indre-et-Loire[ 117]. O. Ceux-ci oscillent entre 60 % et 75 % d’opinions favorables à la réunification, la maximum étant atteint en juin 2001, et le minimum en janvier 2014.