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Vêtements écolo, comment ça marche ?

Voyant que vous avez établi un annuaire des marques de mode éthique, je viens vous partager mon initiative pour une mode plus éthique, respectueuse des hommes et de l’environnement : https://coeurgrenadine. Cependant c’est une solution imparfaite car ne fonctionne pas pour les sous-vêtements et chaussettes, j’avoue que pour l’instant je reste avec mes trous et orteils visibles mais éventuellement un jour il faudra trouver une solution (d’ailleurs si tu connais des marques pas trop horrible pour ça…).

Le fait d’acheter d’occasion, c’est déjà une façon de consommer responsable, puisque même si le vêtement vient d’une marque pas franchement clean, au moins on ne fait pas de déchet supplémentaire et on ne leur donne pas d’argent directement.

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Avec sa puissance commerciale, mais aussi la réactivité et la capacité d’adaptation qui la caractérisent, elle peut considérablement développer l’offre et répondre à une demande qui ne cherche qu’à être stimulée.
C’est dommage de ne pas avoir parlé du veganisme, pas pour rentrer dans le débat alimentaire, mais au moins d’un point de vue écologique, l’élevage est la plus grande cause de pollution. Selon le site du groupe EcoCert, le référentiel GOTS « intègre toutes les étapes de transformation textile : la fibre brute doit être certifiée en agriculture biologique et tout le processus de transformation doit respecter des critères environnementaux et sociaux ». La suite du processus est tout aussi polluante, puisque le coton est traité à trois reprises : pour le blanchir (généralement avec du chlore), pour le teindre (teintures à base de métaux lourds tels que le chrome, le plomb. La mode éthique et bio respecte bien sûr les principes du commerce équitable : interdiction du travail des enfants, application d’une charte minimum de droits sociaux afin de respecter les droits des salariés, etc. Aussi Thibaud Decroo intègre un incubateur spécialisé dans le développement des entreprises en Afrique, qui est rattaché à l’Onudi (Organisation des nations unies pour le développement de l’industrie). N’hésitez pas à consulter un couturier près de chez vous : si vous avez la chance de tomber sur quelqu’un de vraiment bon, vous verrez qu’il y a un éventail de possibilités impressionnant pour sauver ses vêtements. J’essaie de consommer local, de choisir des pièces en coton bio ou d’autres matières naturelles (lin, chanvre, cuir végétal) et j’évite le made in China / Bangladesh / bout du monde. Ces chaînes ne connaîtraient pas un tel succès si tant de gens n’achetaient pas leurs produits sans se poser la moindre questions sur la qualité : cela interroge sur notre responsabilité individuelle au moment de l’achat.

Où trouver des vêtements éthiques et responsables ?

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    J’ai eu quelques expériences très décevantes avec des marques pourtant « confectionnées avec amour » : vêtements qui se déforment ou rétrécissent au premier lavage (à froid), finitions de merde, fils qui pendent, coutures qui craquent… Quand je viens de craquer ma tirelire pour une robe à 120 euros, ça me donne juste envie d’aller foutre le feu à l’enseigne. Justement le Papa Noël a eu la bonne idée de me glisser une petite enveloppe pour me refaire une garde-robe digne de ce nom…Je suis passée du 42 au 38 l’année dernière donc là je suis en mode sac permanent et les bretelles bon bah…Sympa mais pas non plus un must have de ouf quoi…Sauf que.

    Sur le marché, les dégâts continuent : les subventions accordées aux grands producteurs américains font baisser le cours du coton et mènent à la ruine les petits producteurs d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Latine. Pour résumé, si nous pouvons acheter aujourd’hui des vêtements à bas prix dans le premier magasin venu, c’est parce qu’à l’autre bout de la chaîne, des personnes paient de leur vie notre irrépressible besoin de consommation.

    « Il ne faut pas négliger ce pouvoir citoyen et ce rôle en tant que consommateur qui, conjugué à l’action des mouvement sociaux, des pouvoirs publics qui se réveillent, pourraient faire évoluer les choses », poursuit-elle. Les matières premières utilisées sont naturelles, et ne sont pas cultivées aux pesticides ou aux engrais chimiques et néfastes, autant pour l’homme que pour l’environnement. Les matières et les process de production sont innovants car le travail de R&D fait parti des valeurs ajoutées de la société : coton issu de l’agriculture bio, mais aussi utilisation de matières régénérées et de fils recyclés, délavage biologique pour les jeans etc.

    Si les gaz à effet de serre générés par le jean proviennent, pour moitié, du processus de fabrication, son utilisation (notamment le lavage) et « sa fin de vie » sont, quant à eux, responsables de l’autre moitié. En 2012, Greenpeace a publié un rapport sur les dessous toxiques de la mode et mené une grosse campagne contre l’utilisation de produits néfastes (polluants, perturbateurs endocriniens…) par l’industrie du prêt-à-porter.

    Quand on sait que la mode est la deuxième industrie la plus polluante et que les conditions de travail des ouvriers sont souvent désastreuses, comment s’habiller quand on a une conscience écolo . Pour autant, toutes ces mesures, actions des marques ou obligations règlementaires, ne règlent pas le principal problème posé par l’industrie de la fast fashion, à savoir son modèle économique.

    Et quand je me penche un peu plus sur mes propres pratiques, le bât blesse : une absence totale de tri de mes habits en amont, des machines à 60 °C, de la lessive tout sauf respectueuse de l’environnement… Or, le lavage du linge représente près de 12 % de la consommation d’eau des Français et pollue durablement notre environnement. merci pour toutes ces références très intéressantes , je suis souvent a la recherche de vêtements bio et équitable et ce n’est pas toujours facile a trouver, pour compléter un peu ta liste je citerais aussi Gudrun Sjoden qui propose des vêtements en coton bio et aussi en lin,polyamide recyclé, jersey de lyocell, ect.

    Du côté de l’offre, une enquête réalisée fin 2012 par l’équipe d’Ethical Fashion Forum, une organisation représentant plus de 6000 membres à travers 100 pays, met en valeur la croissance régulière de la mode éthique. Sinon je suis une vraie accro des fripes, ça a été mon premier pas vers la mode responsable pcq c’est facile, accessible et qu’on peut vraiment se faire plaisir sans culpabiliser #economiecirculaire.

    « On n’entend jamais ces enseignes parler du salaire des ouvriers, de leur âge, de leur possibilité de s’organiser en syndicat, de ne pas travailler 70 à 80 heures par semaine, comme c’est le cas dans la grande majorité de ces usines, déplore la coordinatrice. Trop de personnes l’ignorent : la culture et le traitement (pour user, teinter, délaver, broder le vêtement) de certaines fibres sont très polluants, car ils nécessitent l’emploi de matières chimiques telles que le chlore.

    En effet, la BCI prend en compte les réalités de la culture du coton et s’efforce de ne pas être trop restrictive : l’industrie mondiale du coton implique un très grand nombre de petites fermes (environ 80% des fermes).

    Focus Conso : le textile

    « On se dit souvent que notre pantalon troué ne servira à personne d’autre, mais en fait, il faut réaliser que le tissu pourra être réutilisé ou recyclé, explique Adèle Rinck, chargée de la communication à Eco TLC . Ces textiles respectent des normes strictes en matière d’environnement, de santé et de qualité : fibres végétales issues de l’agriculture biologique, interdiction/limitation de certaines substances dangereuses, limitation des rejets polluants dans l’eau, limitation des consommations en eau et en énergie.

    Pour trouver encore plus d’adresses, la plateforme SloWeAre, qui se consacre à la slow fashion, met  à notre disposition un moteur de recherche pour trouver des marques éthiques autour de chez soi (suivre ce lien). J’avoue essayé de tendre vers un mode de vie le plus éthique possible, aussi quand j’ai découvert les dessous de la fast fashion, moi qui ne faisait déjà pas beaucoup de shopping (1 à 2 fois par an) ai complètement arrêté, je ne savais plus quoi faire, quoi acheter, où, sans participer à un système inégal, profondément injuste et destructeur.

    Le lin est une matière très intéressant à tous points de vue : c’est une fibre particulièrement résistante, mais également thermorégulante (oui, vous pouvez tout à fait porter vos chemises en lin en hiver).

    L’Europe, avec notamment la France et l’Italie, a des normes contraignantes en ce qui concerne la teinture : ces 2 pays sont les références absolues du tannage végétal, méthode beaucoup plus douce offrant des résultats beaucoup plus qualitatifs. Le marché en ligne communautaire Vinted permet à ses utilisateurs de vendre, d’acheter et d’échanger des vêtements et accessoires d’occasion ; on peut aussi trouver de la seconde main partout en France grâce au site LeBonCoin. Pour le choix de votre jean, vous pouvez utiliser l’outil de calcul de l’ADEME, qui montre les impacts associés au choix du jean (type de textile), aux modalités d’entretien, à la durée de vie, au traitement en fin de vie.

    Aujourd’hui, je n’ai toujours pas les moyens d’acheter des pièces 100% éthique mais au moins je n’achète plus de vêtements de fast-fashion, j’ai largement assez dans mon armoire. C’est le cas d’H&M Conscious Exclusive, Somewhere Paris, Bonobo, Uniqlo, Komodo, Ekyog, Stella Mc Cartney ou encore Monoprix qui ajoutent une ligne de vêtements en matière biologique a leur collection. Elle propose aussi et notamment des vêtements en lin, dont la culture nécessite peu d’eau et peu d’intrants, ou en modal, une fibre biodégradable issue du bois de hêtre et provenant d’exploitations forestières gérées durablement.

    Dans un deuxième temps, pour être certain que mes habits soient bel et bien écoresponsables, on me renvoie à un label en particulier : Gots, dont la labellisation exige que 95 % des fibres soient certifiés biologiques et qui assure également que les conditions de travail soient respectées dans les usines. Dernier conseil de l’Agence de l’environnement : « Évitez totalement l’usage du sèche-linge, très énergivore, en essorant à la vitesse maximale que le linge peut supporter, puis en l’étendant à l’air libre.

    Parmi les autres matières à privilégier, elle me cite, pêle-mêle, le lin, « dont 80 % sont d’origine européenne et poussent entre Caen et Amsterdam », la laine « en vérifiant sa provenance pour éviter que les moutons soient maltraités », le chanvre ou encore le Lyocell, cette fibre créée à partir de la pulpe d’eucalyptus, « produite en circuit quasi fermé et biodégradable ».

    Au-delà, il est dans l’intérêt des éleveurs de prendre bien soin des troupeaux s’ils veulent valoriser au maximum leurs peaux : les protéger des moustiques dont les piqûres marquent, donner de l’espace aux bêtes pour éviter qu’elles ne se mettent des coups de cornes, ou encore ne pas utiliser de fils barbelés qui abîment les peaux. Depuis, de nombreuses marques de la fast fashion (« mode jetable », en français) ont développé des collections qui respecteraient « les personnes et l’environnement », soit la gamme Conscious pour H&M, Join Life pour Zara ou encore Committed pour Mango. Quant aux fibres artificielles produites à partir de bois, telles que le viscose, le processus de fabrication est particulièrement néfaste : déforestation, forte consommation d’eau ou encore pollution des sols, du fait des solvants chimiques utilisés pour transformer la pulpe de bois en tissu… Bref, je fais une croix sur la fausse soie. Sa culture nécessite quatre fois moins d’eau que le coton, et surtout, ne demande pas de pesticides ou d’engrais car il est naturellement résistant, voire envahissant (ce qui peut poser des problèmes en termes de biodiversité). On peut également s’orienter vers les recycleries (comme La Petite Rockette et La Textilerie à Paris), des centres de récupération et de recyclage d’objets et/ou de vêtements, vendus à des prix modiques. Les associations et organismes de surveillance de terrain sont clairs : certaines pratiques (travail des enfants, conditions de travail dangereuses et abusives) existent encore et sont loin d’être anecdotiques.

    Avec cette promesse, ID innove et permet de médiatiser des solutions accessibles à tous pour une société plus durable; un monde où s’informer revient à agir, où chaque information amène à des solutions concrètes. J’étais également profondément écœurée par la société ultra-consumériste dans laquelle nous vivons et ne supportais plus cette frénésie sans sens autour de l’achat de biens quelques qu’ils soient. La marque s’engage également pour le développement durable en montagne en partenariat avec l’association Mountain Riders, qui ramasse 500 grammes de déchets dans les massifs français pour chaque produit acheté.

    Enfin, un vêtement éco-responsable est cousu à proximité de son point de vente (en France c’est l’idéal, en Europe, c’est déjà pas mal…) ET dans de bonnes conditions pour les ouvriers (qui ne peuvent donc pas être des enfants). Et ce n’est pas chose aisée ; d’après l’INSEE, en 2006, une dépense de 100 euros en articles d’habillement et de cuir se décompose en 37 euros d’articles importés (contre 2 euros en 1960) et en 27 euros d’articles produits en France (contre 73 euros en 1960). « Acheter un teeshirt à 10 euros, c’est un non-sens quand on sait que les ouvriers dans les usines touchent moins de 5 % de son prix », me prévient Isabelle Quehé, coordinatrice de Fashion Revolution France.

    Je fonctionne exactement de cette manière (un joli pull = 3 article pas chers ailleurs), et finalement, c’est simplement une question de vases communicants pour que mon compte en banque ne soit pas impact.

    Évidemment, le but n’est pas de supprimer complètement la main-d’oeuvre : les vêtements / tissus complexes à réaliser, les finitions, pièces de luxe ou produits nécessitants un savoir-faire particulier auront toujours plus d’intérêt réalisés à la main.

    Attention, si ce coton est de meilleure qualité que le coton classique, il ne faut toutefois pas le confondre avec du coton bio, et se méfier des campagnes de communication des géants de l’habillement. Depuis 2011, le collectif Éthique sur l’étiquette dénonce cette pratique qui, en plus des dégâts écologiques, provoque chez les ouvriers du textile des maladies respiratoires mortelles, comme la silicose. Elle tente de réduire les impacts à toutes les étapes de la production, via notamment le recours à des matières renouvelables biologiques (coton, lin, bambou, chanvre) ou des matières recyclées. Comme l’explique Ekyog, marque de prêt-à-porter française, on respecte une charte éthique sur « le droit social et le respect de l’environnement ». Malheureusement, à cause de réticences non justifiées (les variétés transformées en textile ne contiennent pas des taux de substances psychotropes suffisants pour nous faire de l’effet), sa culture reste encore marginale dans notre pays.

    Leurs vêtements sont conçus pour durer, pas pour être jetés la saison suivante : tee-shirt, chino, pull, maillot de bain, accessoires… Les modèles ont un petit côté intemporel qui me plaît bien.

    Début 2011, seulement 65 000 paysans étaient membres du programme et cultivaient 245 000 hectares de coton (au total, on comptait dans le monde 33,3 millions d’hectares de coton en 2007-2008) suivant les méthodes recommandées.

    J’ai souri en voyant l’article car j’ai choisi la même photo pour un article sur la consommation éthique (car bon je prends des photos de paysages mais pas vraiment de vêtements .

    Créer une marque de mode éthique et écologique

    Pour s’y retrouver, il existe des labels, spécialisés dans la mode bio qui déterminent les actions d’une marque et la qualité de ces matières biologiques. Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche. Je serais effectivement preneuse d’avoir la même chose pour les chaussures, le casse-tête étant difficile à résoudre lorsque l’on souhaite faire attention à ce qu’on achète…. Mon budget me permet peu d’acheter de belles pièces éthiques (et j’ai un problème de style avec la mode éthique qui ne correspond pas à mes besoins de pièces classiques bien souvent). Les procédés de teinture ou de tannage sont majoritairement réalisés dans des pays autorisants l’utilisation d’un arsenal chimique extrêmement nocif pour ceux qui les fabriquent ET pour l’environnement. Les vêtements sont certifiés par les labels GOTS et Oeko-Tex (l’utilisation des produits chimiques dans la confection des produits pour garantir le respect de la santé des consommateurs) et par le référentiel ESR sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises et le Commerce Équitable. D’ailleurs plusieurs associations comme la Fashion Revolution, Clean Clothes ou même Greenpeace engagent de nombreuses actions pas seulement pour dénoncer, mais aussi pour expliquer, guider et faciliter le passage à l’action. Elles proposent des vêtements conçus à partir de coton bio, de lin, de chanvre ou de lyocell (fibres fabriquées à partir d’un mélange de pulpe de bois dissout dans un solvant non toxique) entre autres. La science rattrape la fiction, et si aujourd’hui cela peut presque faire peur, il est évident qu’on a là une idée incroyablement intelligente, répondant à un grand nombre de problèmes environnementaux.

    Pendant toutes ces années, il s’était particulièrement intéressé au volet industriel, aux usines, aux hommes et aux femmes qui y travaillaient et à leurs conditions de travail… Il aimait discuter avec eux pour trouver comment améliorer leur quotidien.

    Concernant les produits qui ont été assemblés ou transformés dans au moins deux pays, seuls sont éligibles au “made in France” les produits dont la dernière transformation ou ouvraison substantielle, c’est-à-dire ayant abouti à la création d’un produit nouveau, a été réalisée en France, et les produits dont 45 % de la valeur ajoutée a été réalisée en France. Alors, avant d’aller faire les soldes et de prendre le risque de tuer quelqu’un (j’ai un peu mal avec la foule)… Je cherche mon bonheur dans les dépôts-vente et sur les sites de vente de vêtements d’occasion.